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Les trois surmois et l'inquisition "Delenda est Ecole Freudienne de Paris"


Article d'Alain Didier-Weill, 7 juin 2013:
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DELENDA EST CARTHAGO Marcus Porcius Cato, dit Caton le Censeur (Cato Censorius) provient d'une ancienne famille plébéienne qui s'est distinguée par des services militaires remarquables. Il est élevé à la manière de ses ancêtres latins et formé à l'agriculture, à laquelle il se consacre quand il ne fait pas son service militaire. Il attire toutefois l'attention de Lucius Valerius Flaccus, qui l'emmène à Rome et qui, grâce à son influence, lui fait franchir les diverses étapes du cursus honorum : tribun en 214, questeur en 204, préteur en 198, consul en 195 avec son ancien patron, puis censeur en 184. Censeur, Caton se distingue par sa défense conservatrice des traditions romaines. Comme politique, Caton se distingue en étant le principal défenseur et promoteur de la guerre contre Carthage. III - Le séminaire des trois surmois (5 mai 1979) et l'inquisition « Delenda est EFP ! »

L'Article:
1- Topologie et topographie des 4 discours. Il est difficile de ne pas se demander, lorsqu'on se penche sur l'inspiration qui a conduit Lacan à postuler l'existence de 4 discours (discours analytique - discours hystérique - discours universitaire - discours du maitre) si, en les théorisant, il avait à l'esprit qu'il introduisait à la fois à une topologie de la parole et à une dimension topographique : chacun de ces discours furent en effet successivement tenus dans les dernières années de l'Ecole freudienne, dans 4 lieux différents ; la faculté de droit où se tenait son séminaire, L'Ecole Freudienne de Paris, La faculté de Vincennes, et Le musée Las Cases où apparut un jour le discours « Delenda est Cartago ! » L'existence de ce « 4 » est passionnante pour au moins deux raisons : d'une part elle rend compte de la complexité de la provenance par laquelle les signifiants de Lacan se transmirent aux analystes qui furent formés à L'EFP dans ses 10 dernières années ; d'autre part elle situe l'existence de 4 temps logiques qui, dans une analyse, produisent le passage d'un discours à l'autre : ce qui ne cesse pas de ne pas s'écrire - ce qui cesse de ne pas s'écrire - ce qui ne cesse pas de s'écrire - ce qui cesse de s'écrire . D'une façon ou d'une autre, ce quadripode était arrimé au séminaire de Lacan : ce séminaire, ouvert à tous, transmettait un paradoxe surmontable par certains, insurmontable pour d'autres ; dans la mesure où Lacan disait qu'il y parlait en tant qu'hystérique, il requérait un par un des analystes, et dans la mesure où il disait aussi que ce séminaire était le lieu où « il ne cessait de passer la passe », il faisait plus que de passer une énonciation privée destinée à l'oreille d'un analyste, il passait des signifiants dont la structure était celle d'un mot d'esprit qui, comme tel, était doué d'un pouvoir de transmission de l'esprit freudien : la transmission du « là où c'était, deviens ! » obéissait à la logique des 4 discours, à ceci près que chacun d'eux interprétait différemment le « deviens ! ». Dans le cadre du discours analytique, l'analysant est dans un rapport dans lequel le savoir « devient » supposé. Dans le cadre du discours universitaire, ce savoir cesse d'être « supposé » car il devient « posé » en tant que référence... l'article en Pdf