Insistance
Art, Psychanalyse, Politique

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JOURNÉE MONDIALE DE LA PHILOSOPHIE 2007


UNESCO et INSISTANCE
La pensée des Droits de l'Homme à l'épreuve de la psychanalyse et de la philosophie
Lecture de la pièce d'Alain Didier-Weill « Histoires de la Pensée des Droits de l'Homme »

Avec la participation des Membres d'Insistance :

 

Gérard Albisson, Fabienne Ankaoua, Frédéric Bieth, Danielle Charmoille, Jean Daviot, Catherine Fava-Dauvergne, Anna Feissel, Philippe Kreijbich, Tamara Landau, Claude Maillard, Michel Malandrin, Colette Mauri, Paola Mieli, Mitchélée, Jean Yves Montagu, Frédéric de Rivoyre, Charles Sarfati.

 

 

lieu : Paris

15 novembre 2007
Mise en espace par Daniel Mesguish
Lecture de la pièce SUIVIE D'UN DÉBAT
à PARIS le15 NOVEMBRE 2007
UNESCO SALLE I

Un réel absolu distingue l'être humain des autres mammifères, c'est qu'il est parlant.
Cet accès étonnant à la parole pose d'emblée la question du rapport contradictoire que le sujet humain entretient avec la loi et avec le droit : a-t-il le devoir ou le droit de parler ?
Cette question nous plonge au coeur de l'expérience analytique, derrière la souffrance qui se manifeste dans un symptôme, ce qui se dévoile est l'existence d'une parole qui, du fait qu'elle ne peut pas se dire, s'est enfouie dans le corps en se convertissant en symptôme somatique muet.
Qu'un sujet puisse estimer qu'il n'a pas le droit de s'autoriser à parler à cause de ce qu'on nomme « traumatisme » depuis Freud, renvoie à ce paradoxe découvert par la psychanalyse. Le sujet ne peut accéder au droit de parole que s'il a préalablement payé le prix exigé par la loi symbolique qui l'interpelle ainsi : « là où était le sujet de l'inconscient, tu as le devoir de devenir ».
La loi que le sujet doit rencontrer a un double versant : pour être autorisé à parler il doit assumer la loi écrite, mais pour s'autoriser à dire, il doit, comme Antigone, s'affilier à une loi symbolique non écrite qui ne garantit pas le dire de la vérité.